Voitures de société : une situation figée

Le pourcentage de bénéficiaires d'une voiture de société reste stable.

Publié 28-01-2019

voiture

Salon de l'auto

Le Salon de l'Auto, qui vient de fermer ses portes, est la grande messe annuelle pour tous les passionnés d'automobile et tous ceux qui veulent acheter une voiture. Une partie des voitures sur nos routes sont des voitures de société. Selon les données de SD Worx, le pourcentage de bénéficiaires d'une voiture de société reste stable avec un employé sur trois. Pour les nouveaux employés, ce pourcentage tombe à moins d'un sur cinq (17,7%). L'octroi d'une voiture de société reste très lié à la fonction et continue à constituer un outil important dans « la guerre pour le talent ». Les données sont basées sur l'enquête annuelle de SD Worx sur la rémunération des fonctions d'employés en Belgique en 2018. Il s'agit d'observations auprès de plus de 100.000 employés et de plus de 10.000 employeurs. Selon la Febiac, les voitures de société en Belgique représentent un cinquième (ou vingt pour cent) de toutes les voitures en 2018.

Un employé sur trois dispose d'une voiture de société, pour les nouveaux employés c’est moins d’un sur cinq

En 2018, un employé sur trois (soit 33,4 %) possédait une voiture de société. Il y a cinq ans, ce pourcentage était presque le même: en 2013 34,9 % des employés possédaient une voiture de société. La valeur moyenne de la valeur catalogue en 2018 est de €31.959 (options et TVA comprises, hors remise). Concrètement : la moitié des voitures sont plus chères que ce montant, la moitié d’entre elles sont moins chères.
Pour les nouveaux employés (de moins de 25 ans), même moins d’un sur cinq (17,7%) a immédiatement une voiture de société à sa disposition. La valeur catalogue moyenne y est également inférieure, à savoir €25.706.

La voiture de société comme outil dans « la guerre pour le talent » dans certaines fonctions

Françoise Boulanger, consultant Reward chez SD Worx et Aurélie Vanham expliquent: « Dans la guerre pour le talent, les entreprises ne veulent pas louper le coche. Elles élaborent une politique salariale conforme au marché et comparent également l'octroi de voitures de société, qui peuvent généralement être utilisées à des fins purement privées, à des profils similaires sur le marché, tant en termes du pourcentage attribué qu'en termes de valeur catalogue. Il n'est pas surprenant que des fonctions telles que celles de représentant et de consultant donnent souvent droit à une voiture de société. Ils ont généralement besoin de cette voiture pour pouvoir faire leur travail. Mais des fonctions telles que chef de projet, consultant ICT, développeur/ingénieur ICT et de nombreuses fonctions au niveau des cadres ou de la direction sont bien représentées sur le marché des voitures de société. On peut affirmer ce qui suit : plus le rôle est commercial, spécialisé ou stratégique, plus il y a de chances qu'une voiture soit une possibilité. Si vous accomplissez une tâche purement exécutive (pour laquelle vous n'avez pas à vous déplacer), la probabilité de conduire une voiture de société est inférieure à 10 %. »

Possibilités également nombreuses dans les PME

La plupart des voitures de société se trouvent dans des organisations comptant jusqu'à 50 collaborateurs avec 43,4 % de bénéficiaires. Dans les grandes entreprises de plus de 500 collaborateurs, ce pourcentage diminue : en pourcentage, moins de fonctions donnent droit à une voiture. L'écart le plus important en termes de valeur catalogue est observé dans les plus grandes organisations de 1 000 travailleurs et plus. On y retrouve des voitures d'une valeur catalogue de €14.518 (PCT 10) à €47.897 (PCT 90).

Source : communiqué de presse sdworx

Socialeye

On peut légitimement s'interroger sur l'impact qu'aura la loi du 30 mars 2018 concernant l’instauration d’une allocation de mobilité; celle-ci doit permettre au travailleur qui le souhaite de restituer la voiture de société utilisée pour ses déplacements domicile-lieu de travail et pour ses déplacements privés en échange d’une allocation de mobilité (appelée aussi “cash for car”).
Un projet de loi visant à assouplir le système du “cash for car” est déjà en cours d’élaboration. Par ailleurs, le Gouvernement a déposé sur le bureau de la Chambre un projet de loi concernant l’instauration d’un budget de mobilité qui doit permettre aux travailleurs d’opter pour des voitures de société plus respectueuses de l’environnement mais aussi pour d’autres moyens de transport plus écologiques pour se rendre de leur domicile au lieu de travail.

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