RGPD : les entreprises enverront sensiblement moins d’e-mails publicitaires

La nouvelle loi sur la protection de la vie privée (RGPD) est entrée en vigueur le 25 mai et elle a de nombreuses implications pour les entreprises.

Publié 31-05-2018

GDPR

Les consommateurs vont également constater assez vite l’influence du RGPD. Il sera plus complexe pour les entreprises d’envoyer des e-mailings publicitaires à cause des nouvelles règles en matière de protection de la vie privée. Le destinataire de ces mailings doit donner son consentement explicite, sauf s’il est client de l’entreprise concernée et si l’e-mailing contient des publicités relatives à des produits ou à des services équivalant à ceux qu’il a achetés récemment. Il ressort d’une enquête du SNI, à laquelle 858 entreprises ont participé, que 42 pourcent des entreprises qui envoient actuellement des e-mailings ne le feront plus après le 25 mai et que 21 pourcent en enverront moins. « La communication avec les clients et les prospects se passera encore davantage via les médias sociaux », dit Christine Mattheeuws, la présidente du SNI. « C’est une raison supplémentaire pour les entrepreneurs d’utiliser davantage ces médias. »

La nouvelle législation européenne en matière de protection de la vie privée, également connue sous le nom de RGPD pour ‘Règlement Général sur la Protection des Données’, entrera en vigueur demain, vendredi 25 mai. Ce règlement entraîne de nombreuses conséquences pour les entreprises qui conservent et qui traitent les données à caractère personnel de clients, de parties contractuelles, de fournisseurs, etc. Les consommateurs vont également subir les conséquences du RGPD. Il s’avère qu’en ce moment 33 pourcent des micro-entreprises et des PME envoient à intervalles réguliers des e-mailings, comme il ressort d’une enquête du SNI à laquelle 858 entreprises ont participé. Après le 25 mai, 42 pourcent des entreprises n’enverront plus ces e-mailings et 21 pourcent en diminueront la fréquence d’envoi. La proportion des entreprises qui envoient des e-mails à des fins de marketing et qui continueront à le faire au même rythme qu’avant atteint seulement 37 pourcent.

Concrètement : les consommateurs recevront sensiblement moins d’e-mailings envoyés par les entreprises et cet état de fait est absolument lié au RGPD. Les entreprises qui achètent des listes d’adresses e-mail à des fournisseurs d’informations commerciales et qui envoient donc des e-mails à des ‘inconnus’ doivent désormais demander d’abord le consentement explicite du destinataire avant de pouvoir lui envoyer ces e-mailings publicitaires. Ce consentement n’est pas requis si les mailings sont envoyés à des adresses e-mail générales et impersonnelles, comme info@..., etc. Il en va autrement lorsque les e-mailings sont envoyés à des clients. Ils peuvent leur être envoyés sans consentement préalable s’ils ne contiennent aucune publicité ou s’il s’agit uniquement de publicités pour des produits ou services équivalant à ceux déjà achetés. Il va de soi qu’il faut également prévoir un droit de non-participation (opt-out) pour tous les e-mailings, afin que les consommateurs puissent facilement se désinscrire.

Les entreprises devront donc rechercher d’autres manières de communiquer avec leurs prospects et leurs clients. En d’autres termes, ils doivent encore davantage recourir aux médias sociaux, car c’est là que les consommateurs décident eux-mêmes de suivre une entreprise déterminée. « Faire du marketing via Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, etc. prendra de plus en plus d’importance à l’avenir. Les entrepreneurs qui n’y ont pas recours actuellement devront s’y mettre d’urgence », sait Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

Source : communiqué de presse Syndicat neutre pour indépendants

Pour en savoir plus sur le Règlement général sur la protection des données voyez notre site internet.

  220