Quel est le profil du CEO du BEL20 ?

Une étude dresse le portrait des dirigeants du BEL20

Publié 25-02-2020

ceo

Robert Half Executive Search dresse le portrait des dirigeants actuels qui figurent à la tête des entreprises du BEL20. Constat frappant : la diversité semble toujours faire défaut dans les plus hautes sphères des entreprises.
Le profil type d’un CEO d’entreprise cotée en Belgique est de nationalité belge, de sexe masculin et âgé de 56 ans.

A la suite de la nomination de Guillaume Boutin comme jeune dirigeant français chez Proximus à la fin de l'année dernière, Robert Half Executive Search a décidé de dresser le profil des CEO actuels des entreprises du BEL20.

Expérience interne

Les CEO du BEL20 ont en moyenne 9 ans d'expérience dans leur rôle actuel de CEO au sein de leur entreprise. Cependant, ils ne sont pas tous parvenus à ce poste de la même manière. A titre d’exemple, 14 d’entre eux ont été promus à la place de dirigeant grâce au recrutement interne et 4 d’entre eux disposaient déjà d’une expérience antérieure en tant que CEO d'une autre entreprise cotée en bourse. En outre, ils sont tous issus de formations différentes.

« Les sociétés belges cotées en bourse misent sur des personnes qui ont déjà acquis une certaine expérience dans le secteur pour occuper les postes les plus élevés au sein de l'entreprise. Pas moins de 7 entreprises belges cotées en bourse sur 10 recrutent en interne. Ce système fonctionne grâce à une infrastructure RH solide qui planche sur la planification de la relève dans les niveaux supérieurs et s’assure que la couche de managers située juste en dessous du CEO est prête à subvenir aux besoins d’un poste de direction. On observe dès lors que les CEO qui arrivent au sommet ont déjà parcouru un long chemin au sein de l’entreprise et la connaissent par cœur », explique Philip Hendrickx, Director Executive Search chez Robert Half. « Les entreprises moyennes et familiales recherchent plus souvent un CEO en externe, tandis que les grandes entreprises se concentrent sur le recrutement de talents qu'elles préparent en interne pour des postes de direction ».

La diversité au sommet

Douze des vingt-et-un CEO du BEL20 sont Belges. 11,5 pour être exact, puisque l’entreprise GBL affiche deux CEO, un Belge et un Français. A côté des Belges, 2 Néerlandais, 1 Brésilien, 1 Italien, 3 Français, 1 Franco-Marocain et 1 Australien-Américain figurent à la tête d'une entreprise du BEL20.

A 45 ans, le nouveau CEO de Proximus est le plus jeune homme de la liste. Le CEO le plus âgé a 66 ans et est à la tête de l’entreprise WDP depuis 1999. La moyenne d'âge des CEO du BEL20 est de 56 ans. Ces résultats sont comparables à ceux de l'Allemagne (56), du Royaume-Uni (55), de l'Australie (55) et de Hong Kong (57) où Robert Half a également effectué cette analyse. Enfin, malgré de nombreuses initiatives visant à équilibrer la représentation des hommes et des femmes au sein des conseils d'administration, le nombre de femmes CEO est passé de 2 à 1 en 2019 dans notre plat pays.

« Bien que des progrès significatifs aient déjà été réalisés, les entreprises cherchent encore à améliorer leur diversité au sommet. Nous constatons un changement dans la façon dont les organisations avec lesquelles nous travaillons s'efforcent de promouvoir la diversité, afin de puiser dans un réservoir de talents variés. Même si cela ne changera pas du jour au lendemain, le fait de continuer à se focaliser sur la réserve de talents au sens large permettra de soutenir ce changement au sommet », a déclaré Philip Hendrickx, Director Executive Search chez Robert Half.

Les compétences relationnelles font la différence

Les CEO d'aujourd'hui ont besoin d'un mix de compétences et d'expériences pour diriger avec succès leur entreprise. Une formation (supplémentaire) en technologie et en finance permet à 11 des 21 CEO du BEL20 d’accéder à ce mix de compétences. Ces formations (supplémentaires) attirent de plus en plus l'attention lors du recrutement de cadres et de dirigeants d’entreprise - en particulier lorsqu'elles s'accompagnent de compétences plus relationnelles telles que la communication, l'adaptabilité et la résilience.

« Les qualifications traditionnelles, l'expérience dans les secteurs concernés et l'expertise continueront à être des facteurs importants, mais l'adaptabilité au changement et la volonté d'évoluer avec le marché feront la différence entre les entreprises qui réussissent et celles qui ne réussissent pas », conclut Philip Hendrickx.

Source : communiqué de presse Robert Half

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