Projet d’accord interprofessionnel (AIP) : c'est NON

La FGTB a refusé, ce mardi 26 mars, le projet d'accord interprofessionnel 2019-2020. C'est le Gouvernement qui doit reprendre la main.

Publié 27-03-2019

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Les partenaires sociaux avaient conclu le mardi 26 février un projet d’accord interprofessionnel pour 2019-2020. Les partenaires sociaux avaient convenu un certain nombre de directives sur l’évolution des salaires, la réduction des charges sociales, les revenus de remplacement, … pour les deux années à venir.
Si la CSC et la CGSLB ont approuvé le projet d'accord à respectivement 65 et 75,5 %, celui-ci a été rejeté par la FGTB avec seulement 44 % d'adhésion. 

Contenu du projet d'accord avorté

Le projet d’accord rejeté ce mardi 26 mars traite des points suivants :
- la formation des salaires ;
- la mobilité ;
- les heures complémentaires supplémentaires et l'employabilité ;
- les emplois de fin de carrière et le RCC ;
- l'enveloppe bien-être ;
- la prolongations de divers règles.

Voyez notre article "Les lignes de force du projet d'accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020".

Pourquoi ce rejet ?

Le Comité Fédéral de la FGTB estime que le projet n’offre pas de réponse adéquate aux demandes légitimes des travailleurs relatives à une augmentation du pouvoir d’achat et à de meilleures conditions de travail, surtout pour les travailleurs aves les plus bas salaires. La FGTB exige que le Gouvernement et le parlement s’attellent encore à des mesures socialement justes, au niveau des allocations sociales comme de la fin de carrière.

Et maintenant ...

Le refus du projet d'accord empêche de soumettre au Conseil national du travail une série de textes afin qu'ils soient traduits en convention collective de travail cadre puis rendus obligatoires par arrêtés royaux.
C'est maintenant au Gouvernement minoraire et en affaires courantes à reprendre la main et éventuellement de trouver "une majorité" au sein de la chambre, à moins qu'une médiation aboutisse ce mercredi au sein du Groupe des 10.

De nouvelles négociations ont permis la conclusion sur une partie de l'accord (enveloppe bien-être, régimes fin de carrière, intervention de l'employeur dans les frais de transport en commun, ...), par contre rien au niveau de l'augmentation de la marge salariale. 
Dès lors, la marge salariale (1,1 %) fera l'objet d'un arrêté royal du Gouvernement en affaires courantes. Ce qui permettra la conclusion de conventions collectives mais également une journée d'action nationale le 14 mai ...

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