Pas de certificat médical après une téléconsultation

La start-up bruxelloise ViviDoctor permet à une personne malade de subir une téléconsultation, par exemple via une webcam sur le smartphone ou sur un pc. Le patient ne doit donc plus se rendre chez le médecin. Pour le moment, ces consultations médicales virtuelles ne sont pas remboursées et cela doit rester comme ça, estime le SNI. « Des téléconsultations peuvent éventuellement aider pour un second avis mais une vraie consultation avec un certificat délivré par un médecin de chair et d’os doit absolument rester la norme » affirme la présidente du SNI, Christine Mattheeuws. « En voyant un patient, un médecin peut mieux vérifier son état de santé et décider s’il doit ou non rester à la maison. De plus, ces téléconsultations pourraient ouvrir la porte à toutes sortes d’abus ».

Selon le SNI, les téléconsultations doivent être possibles pour obtenir un deuxième avis ou pour les malades ou blessés qui doivent aller faire un check-up chez leur médecin. Mais le but n’est pas que ces consultations virtuelles remplacent une vraie consultation chez le médecin. Ce n’est qu’après avoir examiné le patient qu’un médecin peut prescrire des médicaments et délivrer un certificat médical. Dans le cadre d’une téléconsultation, ce serait quasi impossible dans de nombreux cas.

Les consultations virtuelles de ViviDoctor ne sont pour l’instant pas encore remboursées par l’assurance maladie. Cela doit rester ainsi affirme le SNI : ce n’est absolument pas le but qu’une telle plateforme soit considérée comme une vraie visite chez un médecin. L’organisation des entrepreneurs indépendants craint également que, en cas de consultations virtuelles débouchant sur la délivrance d’un certificat médical, l’absentéisme pour maladie augmente encore plus dans notre pays. Celui qui n’a pas envie d’aller travailler pendant quelques jours s’inscrit pour une téléconsultation, se plaint de certains symptômes et obtiendra ce qu’il veut sans trop de difficultés. De tels abus sont déjà très souvent commis et ne feront qu’augmenter si la relation entre le médecin et le patient est purement virtuelle.

Source :communqué de presse Syndicat neutre pour indépendants

Publié 11-10-2017

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