Faut-il s'attendre à un boum des congés parentaux ?

6 % de congés parentaux en plus en 2017 : l’attractivité va encore augmenter lorsque l’on pourra prendre ce congé en demi-journée

Publié 17-04-2018

un bébé avec ses mains devant ses yeux

Une demi-journée par semaine

En 2017, l’ONEM payait en moyenne 63.739 allocations pour congé parental par mois. Il s’agit d’une augmentation de 6 pourcent par rapport à 2016 et même de 26 pourcent par rapport à 2012, selon une analyse du SNI basée sur les données de l’ONEM. Le congé parental reste fermement en demande auprès des salariés et des fonctionnaires. « En outre, les salariés pourront prochainement prendre une demi-journée de congé parental, ce qui boostera encore la popularité de ce congé », explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. « Celui qui opte pour ce régime choisira sans aucun doute le mercredi après-midi. En partie dû aux législations rigoureuses sur la durée travail, ce sera tout sauf évident pour trouver un remplaçant temporaire qui prendra le relais quelques heures ».

Année après année, le nombre de salariés et fonctionnaires en congé parental cesse d’augmenter, selon les chiffres de l’ONEM. L’an dernier, on a compté 6 pourcent d’indemnités versées pour les congés de parentaux en plus par rapport à 2016, il s’agit de la plus forte augmentation depuis des années. Par rapport à 2012 l’augmentation de 26 pourcent est encore plus remarquable.

Le congé parental peut actuellement être pris à temps plein, à mi-temps et en 1/5ème, mais prochainement ce congé pourra également être pris pendant 40 mois à 1/10ème. Un accord entre les partis de la majorité fédérale est tout proche. Cela revient à un congé parental d’un demi-jours par semaine. De nombreux salariés qui travaillent déjà à temps partiel, prennent souvent le mercredi, afin de pouvoir passer le mercredi après-midi avec les enfants. Ce congé parental à 1/10ème temps semble être fait sur mesure pour le mercredi après-midi. La conséquence de cette nouvelle règlementation est que le fonctionnement correct de nombreuses petites entreprises, ayant très peu de collaborateurs en service, serait mis en danger, car le patron ne saurait pas assurer le fonctionnement tous les mercredis avec les collègues encore présents.

Trouver un remplaçant qui veut travailler pendant une demi-journée par semaine ne sera pas une sinécure. Tout d’abord, il y a très peu de gens qui veulent travailler pendant trois à quatre heures par semaine et en plus, la réglementation concernant la durée de travail n’est pas flexible. Les entreprises peuvent sous certaines conditions engager quelqu’un pour travailler un minimum de 4 heures par jours. Celui-ci pourrait donc remplacer le travailleur qui prend des demi-journées de congé parental, mais un autre problème s’impose. Un salarié qui prend son demi-jour de congé parental par semaine le mercredi après-midi, peut, de temps à autre, choisir un autre moment de la semaine pour prendre son congé parental grâce à un document de déviation. Par contre, le remplaçant ne peut pas dévier de son temps de travail fixe, dans ce cas-ci le mercredi après-midi.

C’est pourquoi le SNI plaide pour l’abolition de la durée de travail minimale. Dès lors, il n’existera plus de frontières minimales au niveau du nombre d’heures qu’un salarié peut prester. Cela facilitera le recrutement de travailleurs qui ne doivent travailler que quelques heures par semaine et cela règlera en partie le problème au niveau de l’organisation du travail dans les entreprises où un ou plusieurs travailleurs prennent un congé parental.

Source : communiqué de presse Syndicat neutre pour indépendants

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