Faut-il élargir l'application des flexi-jobs ?

Les flexi-jobs ont un succès instantané auprès des pensionnés : faut-il les élargir à tous les secteurs à forte densité de main d’œuvre

Publié 12-02-2018

En à peine un mois, 1.172 pensionnés ont été occupés dans le cadre d’un flexi-job, selon les chiffres du secrétaire d’Etat à la Lutte contre la Fraude, Philippe De Backer (Open VLD). Ces résultats très encourageants démontrent à suffisance que la demande en flexi-jobs est importante, selon le SNI. Actuellement, ils ne sont possibles que dans l’horeca et le commerce mais, vu le manque de main d’œuvre sur le marché du travail, le SNI demande qu’ils soient élargis à d’autres secteurs à forte densité de main d’œuvre et aux secteurs souvent confrontés à des périodes intensives comme la construction, l’accueil des enfants, l’entretien de jardins, les professions du chiffre et autres. « Les pensionnés mais aussi les salariés occupés à au moins un 4/5ème temps peuvent, de cette manière, représenter une solution au manque de main d’œuvre » affirme Christine Mattheeuws, la présidente du SNI.

En un mois, environ 1.200 pensionnés ont bénéficié du système des flexi-jobs. Pour le SNI, ce succès instantané démontre à suffisance que la demande en flexi-jobs est particulièrement élevée auprès de l’horeca et du commerce, les seuls secteurs dans lesquels ce type d’occupation est actuellement possible. Le fait que le flexi-job soit financièrement intéressant pour le travailleur (son salaire net est égal à son salaire brut) et pour l’employeur (il ne doit payer que 25 pourcent de cotisations patronales sociales) joue bien entendu un rôle, mais ce n’est pas la seule raison pour justifier ce succès.

La présidente du SNI, Christine Mattheeuws : « Avec le manque de main d’œuvre sur le marché du travail, il est tout sauf évident de trouver des nouveaux collaborateurs. Pour tenter de réduire la pression et aider lors des moments chargés, les flexi-travailleurs peuvent offrir un peu de soulagement. C’est pour cette raison que nous demandons au secrétaire d’Etat De Backer d’élargir les flexi-jobs à d’autres secteurs à forte densité de main d’œuvre ou à des secteurs ayant souvent des moments chargés comme la construction, le jardinage, l’accueil des enfants, les professions du chiffre, la production et autres ».

Source : communiqué de presse Syndicat neutre pour indépendants

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