En une décennie, le nombre d’indépendants a beaucoup plus augmenté à Bruxelles qu’en Wallonie et en Flandre

Entre 2006 et 2016, le nombre d’indépendants en région de Bruxelles-Capitale a augmenté de 39 pourcent. En Wallonie (17 pourcent) et en Flandre (19 pourcent) cette augmentation n’était pas aussi spectaculaire. Cela ressort d’une étude du SNI basée sur les chiffres de l’Institut National d’Assurance Sociale pour Travailleurs Indépendants (INASTI). Cette dernière décennie, cette augmentation du nombre d’indépendants à Bruxelles est surtout due au nombre d’indépendants d’origine étrangère dans notre pays. La majorité s’installe à Bruxelles, qui compte actuellement 4 indépendants étrangers sur 10 indépendants. Le taux élevé de chômage à Bruxelles a également poussé les gens à créer leur propre emploi, surtout car la population professionnellement active a fortement augmenté ces dernières années.

Ces dix dernières années, le nombre d’indépendants a augmenté de 20 pourcent dans notre pays, selon les chiffres de l’INASTI. Entre 2006 et 2016, la Wallonie a enregistré une croissance de 17 pourcent, la Flandre de 19 pourcent. Il est à noter que cette croissance a été bien plus spectaculaire en région de Bruxelles-Capitale entre 2006 et 2016. Le nombre d’indépendants a augmenté de 39 pourcent.

Cette augmentation du nombre d’indépendants sensiblement plus importante à Bruxelles est en grande partie due au nombre d’indépendants d’origine étrangère, qui s’installent surtout à Bruxelles pour exercer leurs activités. Le nombre d’indépendants étrangers actifs en Belgique a augmenté de 70 pourcent entre 2006 et 2016 : de 67.605 en 2006 ils sont passés à 115.223 en 2016. Fin 2016, 40,7 pourcent de tous les indépendants à Bruxelles étaient des ressortissants étrangers. En comparaison : en Wallonie, 7 pourcent des indépendants étaient d’origine étrangère et en Flandre, ils étaient 6,8 pourcent, toujours selon les chiffres de l’INASTI. « Les ressortissants étrangers sont donc à la base de cette forte augmentation à Bruxelles » constate Christine Mattheeuws, la présidente du SNI. « Cela créé des opportunités pour les nombreux réfugiés qui sont venus dans notre pays ces dernières années ».

Bien que le taux de chômage à Bruxelles diminue depuis 34 mois, il ressort que celui-ci, avec 16,9 pourcent et 94.046 chercheurs d’emploi est trop élevé. En comparaison : fin août 2017, le taux de chômage était de 14,5 pourcent en Wallonie et 7,5 pourcent en Flandre. En cas de taux de chômage élevé et de concurrence féroce pour la recherche d’un emploi, les chances de trouver un emploi diminuent considérablement. Cela pousse donc à créer son propre emploi et donc à devenir indépendant. Même quand une personne devient indépendante par nécessité, cela ne signifie pas pour autant que cette personne devient une souris pour le chat. Tout comme pour les autres indépendants, le succès dépend d’une bonne préparation, de la motivation et de l’accompagnement.

Enfin, il y a d’autres facteurs expliquant cette augmentation spectaculaire du nombre d’indépendants dans notre capitale. La population active à Bruxelles n’a cessé d’augmenter depuis 2002, selon une étude de l’Observatoire Bruxellois pour l’Emploi. Par ailleurs, Bruxelles reste une capitale nationale et européenne avec ses nombreuses institutions gouvernementales qui sont un partenaire important pour les indépendants et entreprises (par ex. au niveau de la consultance, du travail de lobby, du catering, du nettoyage, de la traduction-interprétation, …).

La présidente du SNI, Christine Mattheeuws : « Il est positif de constater que le gouvernement bruxellois va, en 2018, aller encore plus loin en poussant les demandeurs d’emploi à devenir indépendant en leur octroyant une prime et l’accompagnement nécessaire pendant six mois. Cette approche devrait porter ses fruits et, si tel est bien le cas, la Wallonie et la Flandre devront faire la même chose ».

Source : communiqué de presse Syndicat neutre pour indépendants

Publié 27-10-2017

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