Coronavirus Covid-19 - 1 belge sur 3 ne veut pas retourner sur son lieu de travail

Les salariés belges sont divisés sur le retour au travail

Publié 03-06-2020

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Alors que plus d'un tiers (34 %) se réjouit à l'idée de retourner sur leur lieu du travail, 39 % n’y sont pas encore prêts. Pour 27% des répondants, la question n'était pas d’application, principalement en raison de la poursuite du travail à domicile.

Lorsqu'on leur demande pourquoi ils souhaitent revenir, l'interaction humaine (48 %) est le principal facteur de motivation, suivie par le rééquilibrage entre vie professionnelle et vie privée (33 %) ou encore la dynamique générée sur le lieu de travail (28 %).

Le télétravail séduit et rassure ceux qui sont inquiets pour leur santé.

Pour ceux qui ne veulent pas retourner sur leur lieu de travail, le travail à domicile est le compromis parfait entre travail et santé. Plus de la moitié (53 %), apprécie le travail à distance et aimerait continuer à travailler de cette manière dans le futur. 43 % craignent d'être contaminés s'ils retournent sur leur lieu de travail, tandis que 26 % pensent que leur employeur ne sera pas en mesure de garantir leur sécurité.

Dès maintenant, en septembre ou l'année prochaine : trois périodes envisageables pour retourner travailler.

Pour la plupart des salariés, il y a actuellement trois périodes qu’ils estiment préférables pour leur retour au travail :
- dès à présent - en juin (57 %) ;
- en septembre (19 %) ;
- l'année prochaine (11%).

Les employés espèrent une distanciation sociale, des horaires flexibles et des tests de dépistage

Une écrasante majorité des personnes interrogées (91 %) estime que leur employeur est responsable de leur sécurité sur le lieu de travail. Ainsi, les salariés aimeraient que leurs entreprises prennent certaines mesures telles que :
- la distanciation sociale (56 %) ;
- des horaires flexibles (53 %) ;
- le dépistage des anticorps pour COVID-19 (50 %) ;
- le travail à distance pour tous quand c’est possible (48 %).

Toutefois, lorsque l’on demande les mesures prisent par leurs employeurs, 35 % des personnes interrogées déclarent que leur responsable ne prendra aucune mesure supplémentaire pour le retour au travail - en outre, 45 % d'entre elles déclarent ne pas savoir ce que leur employeur va mettre en œuvre.

22 % : un pourcentage stupéfiant de personnes qui envisagent de quitter leur emploi en raison de la gestion de leur entreprise face à la crise

Dans certains cas, l'absence de mesures supplémentaires ou de communication a tendance à avoir un effet négatif sur la perception de l’entreprise par les employés. Malgré la crise, 22 % des personnes interrogées envisagent de quitter leur emploi dès maintenant.

Pour cause : la manière dont leur employeur a géré la pandémie actuelle.

Les questions mentales et financières, un frein au long terme

La crise sanitaire du Coronavirus Covid-19 a des effets à long terme sur le bien-être des employés :
- 37 % d'entre eux reconnaissent ou pensent qu'ils connaîtront des problèmes financiers ;
- 28 % ont des problèmes mentaux ;
- 28 % rencontrent des problèmes physiques.

Des changements professionnels à long terme ? Une augmentation du travail à domicile et de la flexibilité

Avec ces effets négatifs, la question importante est de savoir quand on pourrait revenir à la situation d’avant la crise. 76 % des personnes interrogées s'attendent à un réel changement sur le long terme dans leur vie professionnelle.

Cependant, cela ne devrait pas nécessairement être une mauvaise chose, selon eux :
- 71 % des personnes interrogées déclarent que leur employeur est désormais plus ouvert au travail à domicile et aux conditions de travail flexibles ;
- 61 % déclarent que chaque employé devrait se donner à 110% dans le but de surmonter cette crise.

Source : communiqué de presse StepStone

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