1/4 des 55 ans et + toujours chez le même employeur

Un quart des 55 ans et plus en Belgique déclare qu'il travaille toujours pour son premier employeur.

Publié 22-01-2020

pensionné

Chez les plus de 55 ans, l’intention de départ volontaire se révèle également être la plus faible de toutes les catégories d'âge des salariés belges. Cela ressort d’une étude à grande échelle commandée par le bureau de recrutement spécialisé Robert Half.

Les contrats fixes combinés à l'ancienneté des baby-boomers jouent beaucoup dans le fait qu’ils ne changent pas d’entreprise. Pourtant, cette génération, dotée de connaissances approfondies et de savoir-faire, quittera le marché du travail dans les années à venir. Il est essentiel que les entreprises anticipent suffisamment ces départs», explique Iris Houtaar, Associate Director chez Robert Half.

C’est sans surprise que l’on constate que les Belges de plus de 55 ans sont les moins enclins à quitter leur entreprise, toutes générations confondues. Alors que la fin de carrière approche à grands pas, moins de 1 sur 10 (9%) est disposé à changer d'employeur. Un contrat à durée indéterminée combiné à la prime d'ancienneté explique que les baby-boomers préfèrent rester où ils sont.

Fait frappant, un répondant sur quatre (25%) indique qu'il travaille toujours pour son premier employeur. Cela signifie que tout au long de leur carrière, un quart des salariés belges de plus de 55 ans n'a jamais changé d'emploi.

Plus heureux ? Pas forcément

Malgré le peu de volonté de changement, les personnes de plus de 55 ans ne sont pas nécessairement plus heureuses au travail que les jeunes générations. 7 répondants sur 10 (73%) indiquent être satisfaits de leur poste actuel. 20% sont neutres et 7% se disent totalement insatisfaits. Leur satisfaction au travail est donc légèrement inférieure à la moyenne, puisque 8 salariés belges sur 10 sont satisfaits au travail.

Critères de satisfaction

Chez les plus de 55 ans, le contenu de la fonction (68%), l’atmosphère et une relation agréable avec ses collègues (66%) et le salaire (50%) arrivent en tête de liste pour déterminer le bonheur au travail. La génération plus âgée accorde également plus d’importance au sens véhiculé par le travail exercé (16%) que les plus jeunes et les 35-54 ans, chez qui ce facteur revient moins de 1 fois sur 10.

Et la rémunération ?

Si la rémunération flexible attire particulièrement les jeunes générations, elle semble moins populaire parmi les plus de 55 ans. Seulement 1 sur 10 changerait d'employeur s’il se voyait proposer un emploi équivalent ailleurs avec une forme de rémunération plus flexible, avec l’opportunité de composer un salaire personnalisé.

Dans le passé, une carrière passée auprès du même employeur tout au long de votre vie était synonyme de réussite professionnelle. Cet état d'esprit est encore profondément ancré dans la génération des baby-boomers. Mais c'est avant tout la combinaison des contrats fixes et de l'ancienneté qui fait en sorte que les baby-boomers restent où ils sont. Pourtant, cette génération, dotée d'une grande source de connaissances et de savoir-faire, quittera le marché du travail dans les années à venir. Il est essentiel que les entreprises anticipent suffisamment ces départs » explique Iris Houtaar, Associate Director chez Robert Half.

  292