Les frais d’hébergement des étrangers en situation illégale en centre fermé continuent d’augmenter

Avis du Directeur général de l'Office des Etrangers relatif à l'indexation de différents montants prévue par la législation relative à l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et l'éloignement des étrangers

En 2020, les autorités fédérales facturent un montant record pour l’hébergement, le séjour et les soins de santé d’un étranger en situation illégale dans un centre fermé. Après indexation, le prix journalier grimpe à 202 euros.

La somme est perçue auprès des personnes qui se sont portées garantes des personnes en situation de séjour illégal et auprès des transporteurs qui ont amené les étrangers dans le pays. Outre le forfait, les autorités peuvent récupérer les frais supplémentaires qu’un étranger a exposés dans le centre. Le garant et le transporteur sont également redevables des frais de rapatriement de l’étranger.

Toutefois, le prix de revient de l’hébergement, du séjour et des soins de santé des personnes en situation de séjour illégal enfermés n’est pas le seul à augmenter à la suite de l’indexation ; les moyens de subsistance dont un étranger doit disposer pour obtenir le statut de résident de longue durée suivent aussi la tendance. Cette année, les autorités exigent un revenu mensuel minimum de 855 euros. En 2019, ce revenu devait s’élever à 843 euros.

Si l’étranger a quelqu’un à sa charge, il faut y ajouter un montant de 285 euros. Ce montant était encore de 281 euros l’année dernière.

Voir aussi
Laure Lemmens
Wolters Kluwer
  34