Le projet pilote centré sur le burn-out vise également les travailleurs Covid-19

Arrêté royal modifiant l'arrêté royal du7 février 2018 déterminant les conditions d'un projet pilote visant la prévention du burnout en relation avec le travail

Depuis 2019, un projet pilote est mené en Belgique pour accompagner les travailleurs qui sont ou risquent d’être victimes d’un burn-out dans le cadre de leur travail. Ce projet pilote vise deux secteurs : le secteur des services financiers et le secteur des soins, plus particulièrement les activités hospitalières et l’hébergement médicalisé. Le gouvernement élargit désormais le champ d’application de ce projet pilote dans le secteur des soins. Il veut maintenir le plus possible les soignants au travail ou les aider à reprendre le plus rapidement possible le travail après une incapacité de travail de moins de deux mois et ce, malgré la Covid-19.

Désormais, le projet pilote vise :
  • le secteur des services financiers (hors assurances et fonds de pension) (section K64 du code NACE BEL 2008) ; et
  • les activités hospitalières, les activités des médecins généralistes, les activités des médecins spécialistes, les activités de transport par ambulance, les activités de revalidation ambulatoire, les activités des praticiens de l’art infirmier, les activités de soins infirmiers résidentiels, les activités de soins résidentiels pour personnes avec un handicap mental, un problème psychiatrique ou toxicodépendantes, les activités de soins résidentiels pour personnes âgées ou avec un handicap moteur (sections Q86.1, Q86.210, Q86.220, Q86.903, Q86.905, Q86.906, Q87.1, Q87.2 et Q87.3 du NACE BEL 2008).

Le nombre maximum de personnes qui peuvent bénéficier d’un accompagnement est relevé de mille à deux mille cinq cents.

Le médecin traitant, le conseiller en prévention-médecin d’entreprise ou le conseiller en prévention aspects psychosociaux introduit la demande d’accompagnement auprès de l’Agence fédérale des risques professionnels (Fedris). Celle-ci vérifie si le travailleur relève du champ d’application du projet pilote et propose au travailleur de consulter un intervenant burn-out. Celui-ci donne une ou deux séances de consultation et établit ensuite un plan d’accompagnement et un rapport de diagnostic. Si Fedris les approuve, le trajet d’accompagnement proprement dit peut démarrer. Si le diagnostic n’est pas confirmé, ou si le trajet d’accompagnement n’est pas adapté à la situation spécifique du travailleur, une session supplémentaire d’orientation peut être organisée.

L’accompagnement en lui-même dure maximum neuf mois et consiste en séances consacrées à la clinique du stress et du travail, suivies éventuellement de séances de réorientation professionnelle, de séances de suivi en fin de trajet, de séances optionnelles d’accompagnement de type psychocorporel ou cognitivo-émotionnel et de séances individuelles de type psycho-éducationnel. Des séances supplémentaires peuvent encore être organisées pour l’évaluation et la prise en charge de troubles liés à la crise sanitaire engendrée par la Covid-19. Les séances sont données par des intervenants burn-out, des intervenants individuels spécifiques et des intervenants Covid qui ont été sélectionnés par Fedris.

Fedris prend en charge le coût des séances, des réunions et des rapports, ainsi que les frais de déplacement des travailleurs.

Entrée en vigueur : le 18 janvier 2021 (soit dix jours après la publication).

Voir aussi :
Carine Govaert
  62