De Block rappelle aux communes les principes de base du Plan d'Intervention Psychosociale

Il y a déjà près de 10 ans que les communes sont légalement tenues d’établir un plan d’urgence et d’intervention (PUI). Celui-ci comprend notamment un Plan d’Intervention Psychosociale (PIPS), qui active et coordonne les actions psychosociales lors de situations d’urgence collective, tant dans la phase aiguë que dans le suivi de toutes les personnes affectées (blessés ou non, secouristes, familles des victimes, témoins, etc.). Par une circulaire du 27 juin 2016, la ministre de la Santé publique Maggie De Block rappelle aux communes les principes de base d’un PIPS. Davantage d’enseignements et de nouvelles idées y sont intégrés.

Guide

La circulaire se présente comme un guide expliquant les définitions, les objectifs, les missions, le personnel et les moyens ainsi que le déploiement d’un PIPS.

Concrètement, un PIPS pose un cadre pour l’organisation d’une aide psychosociale lors de situations d’urgence collective. L’objectif est d’offrir, tant dans la phase aiguë que dans la phase post-aiguë, un soutien et des soins dirigés vers le bien-être psychosocial et la santé de toutes les personnes concernées. Il peut ainsi s’agir d’une assistance de base (sécurité, soins médicaux, nourriture, boissons, hébergement, etc.), de la fourniture d’informations (sur l’événement, la situation, le sort des proches, etc.), de l’apport d’un soutien émotionnel et social, d’une aide pratique (administration, avis juridique, etc.) ou de soin en cas de problèmes de santé.

Principes de base

Un PIPS est établi selon les principes de base suivants :

  • les actions doivent viser à stimuler l’autonomie et la résilience des personnes impliquées et de leur communauté ;
  • une attention particulière est accordée aussi bien aux personnes directement et indirectement impliquées dans la situation d’urgence ;
  • l’action est proactive et démarre le plus rapidement possible après l’événement ;
  • la coordination des actions ne peut se limiter ni à la phase aiguë, ni à un seul niveau administratif ;
  • une approche collective est privilégiée, avec possibilité de renvoi vers l’assistance individuelle.

Missions de base

Les missions de base d’un PIPS au cours de la phase aiguë sont les suivantes :

  • rassembler les non-blessés sur le terrain ;
  • transporter ceux-ci vers un centre d’accueil ;
  • installer et développer un centre d’accueil pour les non-blessés ;
  • prévoir l’accueil des proches ;
  • installer et développer un centre d’appels téléphoniques pour les proches ;
  • enregistrer de façon uniforme les identités ;
  • apporter de l’aide à l’équipe d’intervention médicale en ce qui concerne l’identification des blessés et la communication des données d’identité ;
  • accueillir les familles des personnes décédées ou disparues ;
  • et établir une chapelle ardente et organiser l’accueil.

Après la phase aiguë, il est décidé soit de clôturer le PIPS, soit de passer à une phase psychosociale post-aiguë, pour assurer le suivi des besoins psychosociaux (collectifs).

La ministre De Block développe également la répartition des compétences dans le cadre de l’établissement et du déploiement d’un PIPS.

Source:Circulaire ministérielle du 27 juin 2016 relative au Plan d'Intervention Psychosociale (PIPS), deuxième volet du plan monodisciplinaire d'intervention pour la discipline 2, M.B., 4 août 2016

Laure Lemmens / Benoît Lysy

Circulaire ministérielle relative au Plan d'Intervention Psychosociale (PIPS), deuxième volet du plan monodisciplinaire d'intervention pour la discipline 2

Date de promulgation : 27/06/2016
Date de publication : 04/08/2016

Publié 16-08-2016

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