Covid-19 : déclaration obligatoire des chiens, chats ou tigres contaminés par le coronavirus

Arrêté royal modifiant l'arrêté royal du 3 février 2014 désignant les maladies des animaux soumises à l'application du chapitre III de la loi du 24 mars 1987 relative à la santé des animaux et portant règlement de la déclaration obligatoire

Un animal peut être contaminé par un être humain porteur du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, ou inversement. À la demande de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et du Risk Assessment Group du Comité scientifique de l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA), le gouvernement fédéral intègre le SARS-CoV-2 dans l’annexe répertoriant les zoonoses soumises à déclaration obligatoire de l’arrêté royal du 3 février 2014 sur les maladies des animaux. À dater d’aujourd’hui, les laboratoires et les vétérinaires sont dès lors tenus de déclarer les animaux de compagnie, d’élevage ou autres chez lesquels ils constatent ou présument la présence du virus.

L’obligation de déclaration entre en vigueur dix jours après la publication de l’arrêté royal, soit le 29 juin 2020.

À ce jour, le SARS-CoV-2 (acronyme anglais désignant le nouveau coronavirus pouvant provoquer un syndrome respiratoire aigu sévère) a été détecté chez deux chiens et un chat à Hong Kong, chez un chat dans notre pays et chez un tigre du zoo de New York. Dans chacun de ces cas, le maître de l’animal – ou son gardien en ce qui concerne tigre – était lui-même contaminé par le virus. Le Comité scientifique de l’AFSCA estime néanmoins que le risque d’être contaminé par un chat ou un furet est faible, voire marginal dans le cas du chien.

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Carine Govaert
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