Le coût d’un mauvais recrutement

35.000 euros : voici le coût minimum que représente le mauvais recrutement externe d’un employé

Publié 20-11-2018

rémunération

Les chiffres d’un mauvais recrutement

Securex a calculé le coût que représente un mauvais recrutement externe après 2 ans de service. Pour les employés, cela revient à 35.250 euros par personne. La facture est encore plus salée pour un cadre ou un membre de la direction. Securex estime que les entreprises ont intérêt à favoriser la mobilité interne dans les entreprises. « Les talents internes sont trop souvent oubliés », déclare Frank Vander Sijpe, Director HR Research chez Securex. Le marché du travail est sous tension. Pourtant, dans la pratique, les organisations ont spontanément tendance à recourir aux candidats externes plutôt qu'internes pour pourvoir leurs postes vacants. « Si le candidat retenu n'est pas ‘super’, mais simplement ‘good enough’, on accepte de prendre quelques risques. Cela est dû principalement à la pression de la hiérarchie, qui souhaite trouver quelqu'un rapidement, ou pour des raisons de coût », explique Frank Vander Sijpe, Director HR Research chez Securex.

Pourtant, prendre « quelques risques » peut avoir un coût considérable dont les entreprises se soucient encore trop peu souvent. Securex a calculé ce que coûte un mauvais recrutement externe et les chiffres peuvent s’avérer importants. Si on tient compte des indemnités de préavis, des coûts d’administration, des frais de recrutement, le coût peut atteindre 35.250 euros pour un employé, 51.850 euros pour un cadre et 151.700 euros pour un membre de la direction. A ces montants, il faudra ajouter le coût du remplacement estimé entre 20.000 et 50.000 euros.

Impacts sur le fonctionnement interne

Le mauvais recrutement va également avoir d’autres impacts au sein de votre organisation. Le spécialiste des ressources humaines Robert Half pointe notamment des problèmes liés à la productivité, au non-respect des accords, une mauvaise ambiance de travail, une perte de motivation, … 

La mobilité interne : une solution trop souvent inexploitée

En Belgique, le nombre d'emplois vacants bat des records. La conjoncture favorable ainsi que le remplacement des personnes quittant relativement tôt le marché du travail génèrent une tension croissante entre l’offre et la demande. Parallèlement, de nombreuses entreprises ont du mal à recruter de nouvelles compétences spécifiques.

L'entrée retardée des jeunes sur le marché du travail à cause de l'allongement des études ainsi que le départ plus précoce des aînés (en raison de l'âge réel du départ à la retraite) alliés à une rotation particulièrement faible occasionnent des problèmes à bien des entreprises.

Le rapport de Securex présente la « mobilité interne » comme étant une des pistes potentielles pour remédier à la multiplication des postes vacants dans les organisations et les secteurs d'activité en Belgique. En effet, grâce à une série d'initiatives, les entreprises peuvent déterminer facilement si un candidat interne correspond à leurs attentes. « Elles peuvent par exemple confier des projets temporaires au candidat ou échanger des collaborateurs prometteurs entre départements internes ou business units. Il est parfois bon de tester soigneusement les qualités de quelqu'un à un poste à responsabilités dans le cadre de l'une ou l'autre mission temporaire » argumente Frank Vander Sijpe.

Cela comporte aussi certains risques, précise Securex. « L'organisation doit commencer par se demander si les chances de réussite sont suffisantes. Dès que la mutation est effective, il n'est pas rare que la personne concernée ne puisse plus (et ne veuille plus) revenir à sa fonction précédente. Dans ce cas, seule une formule de départ permet encore aux protagonistes de sauver la situation. On peut perdre ainsi de bons éléments et envoyer inconsciemment un mauvais signal à la communauté interne. »

Source : communiqués de presse Securex et Robert Half

Les risques financiers d’une action en justice

Le mauvais recrutement nécessite de passer par une procédure de rupture du contrat de travail. Le coût d’une éventuelle action en justice ne doit pas être négligé.

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