Tendances, technologie et évolution des professions juridiques: une enquête de Wolters Kluwer Legal & Regulatory

Le secteur juridique est en transformation. La technologie est la clé du succès pour l’avocat tourné vers l’avenir

Le monde des professionnels du droit change. Ils sont confrontés à la complexité croissante de l’information, aux nouvelles exigences des clients et à l’évolution des forces du marché. Et c’est pourquoi ils se tournent vers la technologie pour obtenir de meilleurs résultats. Cependant, d’après l’enquête 2019 Future Ready Lawyer Survey de Wolters Kluwer Legal & Regulatory, tous ne le font pas au même rythme et ceux qui exploitent déjà ce nouvel outil jouissent des avantages du pionnier, c’est-à-dire une plus grande rentabilité et une meilleure capacité à faire face au changement.

Publié 04-04-2019

"Après des années à débattre de la transformation du secteur juridique – allait-elle se produire et, si oui, quand et comment? –, il ne fait plus aucun doute que l’avenir mondial du droit se dessine rapidement et que la technologie est la clé du changement", explique Stacey Caywood, CEO Wolters Kluwer Legal & Regulatory.

gens qui marchent

"Les professionnels du domaine juridique optent de plus en plus souvent pour des technologies accessibles et efficaces qui les aident à obtenir de meilleurs résultats et offrir davantage de valeur grâce à des analyses et des connaissances axées sur les données, ainsi qu’à une efficacité et une productivité accrues", ajoute Paul De Ridder, Managing Director Wolters Kluwer Legal & Regulatory Belgium

Létude, qui comporte trois volets principaux, invitait les avocats à évaluer leur situation actuelle, ainsi que leurs priorités futures et leur capacité à déterminer ce qu’il leur faut pour se préparer de manière efficace dans les domaines suivants:

  • outils et technologie,
  • besoins et attentes du client et
  • organisation et talents.

Dans le cadre de cette étude indépendante, menée auprès de 700 juristes européens et américains, des différences notables ont été relevées entre les organisations qui utilisent déjà la technologie (chefs de file technologiques) et celles qui y ont recours de manière limitée et ont l’intention de l’exploiter davantage à l’avenir (organisations en transition). Les conclusions détaillées figurent dans le rapport d’enquête que vous pouvez télécharger ici.

Se préparer au changement

Les juristes anticipent une pression liée à différentes tendances susceptibles d’influencer leur organisation dans les trois prochaines années. Selon la Future Ready Lawyer Survey, les cinq grandes tendances qui devraient avoir le plus d’incidence sont :

  • la gestion de la complexité et du volume croissant de l’information (pour 72 % des sondés) ;
  • la priorité à l’augmentation de l’efficacité et de la productivité (71 %) ;
  • l’identification des technologies juridiques qui génèrent le plus de valeurs (69 %) ;
  • la capacité d’adaptation à l’évolution des attentes des clients et des dirigeants (68 %) ; et
  • les défis financiers comme la compétition accrue en matière de prix, les structures tarifaires alternatives et la pression liée à la maîtrise des coûts (68 %).

Il existe pourtant un fossé inquiétant entre ces évolutions à court terme et la capacité à réagir. Moins d’un tiers des avocats affirment que leur organisation est globalement très bien préparée à s’adapter à chacune de ces tendances.

L’étude révèle d’ailleurs que la gestion de la complexité et du volume croissants de l’information est une préoccupation pour 72 % des avocats, mais que seuls 31 % d’entre eux considèrent que leur organisation est très bien préparée à y faire face. De plus, si 71 % des avocats affirment que la priorité à l’augmentation de l’efficacité et de la productivité aura une incidence sur leur organisation, ils ne sont que 31 % à déclarer que leur organisation est parfaitement en mesure de relever le défi.

D’autres constatations importantes sont ressorties de la 2019 Wolters Kluwer Future Ready Lawyer Survey :

  • dans l’ensemble, environ un tiers des avocats (34 %) pensent que leur organisation est tout à fait prête pour suivre le rythme des changements qui s’opèrent dans le domaine juridique. Les chefs de file technologiques s’en sortent mieux: 50 % d’entre eux se sont très bien préparés aux changements attendus, contre seulement 19 % des organisations en transition;
  • 53 % des avocats indiquent que l’investissement de leur organisation dans la technologie augmentera au cours des trois prochaines années. Les chefs de file technologiques sont plus susceptibles de signaler une augmentation de leurs futurs investissements dans la technologie. Les chefs de file technologiques affirment également être plus rentables;
  • parmi les principaux motifs de la réticence à avoir recours aux nouvelles technologies figurent le manque de connaissances, de notions ou de compétences technologiques (36 %), les problèmes liés à l’organisation (34 %) et l’aspect financier (30 %);
  • en Europe comme aux États-Unis, les juristes qui travaillent dans des cabinets et des services juridiques estiment que la prestation de services dans leur organisation évoluera selon deux grands axes: une utilisation plus fréquente de la technologie et une plus grande spécialisation;
  • les cabinets d’avocats affirment qu’ils seront évalués sur la base de leur capacité à comprendre les clients et à créer des partenariats avec eux, de le niveau des prix et de leur spécialisation;
  • réduire et maîtriser les coûts juridiques externes, améliorer la gestion des dossiers et des contrats, automatiser les tâches quotidiennes et tirer parti de la technologie dans les processus opérationnels sont les grands défis que les services juridiques en entreprise devront relever.

"L’étude révèle des conclusions, voire des types d’organisations similaires aux États-Unis et en Europe, ce qui prouve que l’avenir du droit se joue à l’échelle mondiale. Si quelques différences en fonction du lieu géographique ou du type d’organisation sont constatées, globalement, les principaux éléments divergents apparaissent entre les chefs de file technologiques et les organisations en transition et à la traîne, qui n’exploitent toujours pas la technologie de manière optimale", déclare Stacey Caywood.

 

Accélération de l’adoption de la technologie : des technologies fondamentales aux technologies de transformation

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