Les avocats ne considèrent pas la technologie comme une menace

Etude de Wolters Kluwer

74 % des avocats trouvent que l'intelligence artificielle et la technologie sont bénéfiques à l'exercice de leur profession. Cependant, les innovations numériques ne sont pas encore utilisées à grande échelle dans les cabinets d'avocats. Ceci s’explique avant tout par l'absence d'offre accessible. Afin de permettre aux avocats de bénéficier facilement des avantages du Big Data et de l'intelligence artificielle (IA) au quotidien, Wolters Kluwer Belgium présente Legal Insights. Ce logiciel associe l'expertise de l'avocat à des renseignements fiables tirés de milliers d’arrêts et de jugements, ce qui permet d’élaborer des conseils et des conclusions plus étayés et plus précis.

 

Publié 09-03-2018

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Un nouveau raisonnement juridique
Legal Insights n’a pas l'ambition d'assumer le rôle de l'avocat, mais vise à lui donner les bons arguments avec plus de facilité et de rapidité. Par exemple, plus de 8 000 arrêts et jugements ont été compilés dans le module relatif à la rupture du contrat de travail.

Ainsi, les utilisateurs ont non seulement accès à une énorme quantité d’arrêts et jugements (non publiés), mais ils peuvent également utiliser des techniques d'intelligence artificielle et de traitement du langage naturel pour identifier des cas similaires et même calculer les chances de succès de leur dossier. Le logiciel s'adresse aussi bien aux généralistes qu’aux spécialistes. Alors qu'aujourd'hui les avocats généralistes (42 %) sont plus nombreux à utiliser les innovations numériques que les spécialistes (28 %), Legal Insights est d’une prise en main aisée pour les deux groupes.

« La profession d’avocat a beaucoup évolué ces dernières années et les clients sont de plus en plus exigeants. Cela signifie, d'une part, que les avocats doivent travailler plus efficacement et, d'autre part, qu'ils doivent accroître leur valeur ajoutée. Legal Insights veut relever ces deux défis. Grâce à la quantité d'informations et à la manière intuitive d'identifier un contenu pertinent, les avocats peuvent se concentrer sur ce que le client attend d'eux : la stratégie et le service », explique Paul De Ridder, Managing Director de Wolters Kluwer Legal & Regulatory en Belgique. 

 

L'avocat ne peut pas être remplacé par un robot
Le bureau d'études iVOX a sondé 200 avocats à la demande de Wolters Kluwer Belgium afin de déterminer la façon dont les avocats perçoivent l'utilisation pratique des nouvelles technologies. Cette étude révèle que la majorité des avocats trouvent que l'intelligence artificielle et la technologie sont bénéfiques à l'exercice de leur profession. D’ailleurs, un tiers d'entre eux les utilisent déjà aujourd'hui.

L'écrasante majorité des sondés pensent utiliser l'IA principalement pour des recherches juridiques. Parmi les autres tâches de l'IA : la numérisation des documents, la rédaction de contrats, la conformité et la rédaction des conclusions. Les sondés déclarent toutefois qu’il est illusoire de croire que l’IA ou un robot puisse remplacer complètement un avocat : seuls 7 % d'entre eux pensent que cela se produira. La question de savoir s'il est encore justifiable de demander un salaire horaire élevé pour des tâches qui peuvent également être exécutées par un ordinateur alimente les discussions : 36 % n’y voient pas le moindre problème. Ce point de vue est principalement partagé par les généralistes (51 %). Seuls 28 % des spécialistes pensent que c’est encore justifié.

Le Barreau de Mons et le Barreau de Gand confirment que la profession d'avocat peut tirer grandement profit d’innovations telles que l’IA. Les barreaux ont participé au développement de Legal Insights, ont testé en profondeur le nouveau logiciel et ont transmis aux développeurs les avis des praticiens.

« Avec notre projet Barreau 3.0, nous voulons faire du Barreau de Mons un barreau paré pour l’avenir grâce aux technologies les plus récentes. Nous voulons fournir à nos avocats les bons outils pour les aider à travailler le plus efficacement possible. C'est la raison pour laquelle nous avons collaboré étroitement avec Wolters Kluwer ces derniers mois : leur logiciel Legal Insights soulage les avocats de tâches fastidieuses telles que la recherche juridique, leur permettant de se concentrer sur le développement de la stratégie, mais aussi d'être plus attentifs à la relation avec le client », déclare Olivier Haenecour, l’ex-bâtonnier de Mons.

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