Vidéo - Jean Pierre-Buyle "Comment les avocats perçoivent-ils leur profession?"

Legal Trend Catcher – La profession d’avocat

Wolters Kluwer Belgium a mené récemment une enquête auprès des avocats belges. Trois volets étaient abordés dans cette enquête: la profession d’avocat (épanouissement professionnel, défis, difficultés…), la pratique quotidienne (gestion du cabinet et du temps) et la formation d’avocat.

Nous avons soumis les résultats de cette enquête à Jean-Pierre Buyle, président d’avocats.be et Xavier Van Gils, futur président d’avocats.be (VIDEO).

Lisez ci-dessous les résultats du premier volet de cette enquête relatif à la profession d’avocat et découvrez l’avis de Jean-Pierre Buyle en vidéo.

Publié 26-02-2019

Avocat, un beau métier mais un métier difficile !

Selon l’enquête « Legal Trend Catcher » menée récemment par Wolters Kluwer Belgium, moins de la moitié des avocats conseillerait la profession aux jeunes diplômés. 85 % des avocats interrogés pensent que de nombreux avocats peinent à boucler leurs fins de mois, et 95 % d’entre eux estiment que le métier d’avocat est un métier difficile.

 

Neuf avocats sur dix disent néanmoins tirer une grande satisfaction de leur métier, et huit sur dix déclarent tirer suffisamment des revenus de leurs activités.

Interrogés sur les raisons qui les inciteraient à conseiller la profession aux jeunes diplômés, les avocats qui ont participé à l’enquête citent principalement l’indépendance, le caractère intellectuellement et socialement enrichissant de leur travail ainsi que le rôle socialement utile et pertinent qu’ils jouent. Les longues journées de travail, l’équilibre travail/vie privée, le cadre juridique et administratif et le statut, l’insécurité financière et les frais, la concurrence et les exigences des clients, en revanche, ternissent leur engouement pour la profession et sont les principales raisons les incitant à la déconseiller.

Nous avons demandé à Jean-Pierre Buyle (président d’Avocats.be) s’il était surpris par ces résultats et si, en tant que président d’Avocats.be, il lui semblait nécessaire, face à de tels résultats, de revaloriser l’image de la profession d’avocat.

Une concurrence accrue

Les avocats s’inquiètent en premier lieu de la complexité croissante de la réglementation et de la viabilité économique de leur cabinet. Six avocats sur dix estiment que l’intensification de la concurrence affecte la rentabilité de leur cabinet. Selon eux, cette concurrence émane essentiellement des cabinets d’experts-comptables. Internet et les conseils en ligne arrivent en deuxième position, devant les prestataires de services « classiques ».

 

Face à un tel constat, 45 % seraient favorables à l’instauration d’un numerus clausus.

Interrogé sur la problématique de cette concurrence accrue, Jean-Pierre Buyle rappelle qu’une réflexion est en cours sur le périmètre de la profession et sur les professions compatibles avec le métier d’avocat. Quant à l’instauration d’un numerus clausus, Jean-Pierre Buyle est catégorique : « Avocats.be n’est pas favorable à un numerus clausus ».

Les petits cabinets en danger ?

Lorsqu’on demande aux avocats si l’avenir de la profession est lié aux grands cabinets, les avis sont partagés: 45 % estiment que l’avenir de la profession est aux grands cabinets. Une courte majorité considère donc que les petits cabinets et les avocats solistes ont encore de l’avenir.

Pour Jean-Pierre Buyle, il y a encore un avenir pour les petites structures même s’il devient de plus en plus difficile d’exercer ce métier seul. Petits et grands cabinets sont cependant complémentaires et le président d’Avocats.be se dit favorable à la diversité des cabinets.

 

 

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