La boîte à outils de l’avocat: trucs et astuces essentiels dédiés à la profession – Journée du 27 avril 2018

Interview de Pierre Sculier, bâtonnier

Ce vendredi 27 avril 2018, l'Ordre français du Barreau de Bruxelles consacre une journée entière de réflexion à la profession d’avocat. L'objectif ? transmettre des trucs et astuces essentiels dédiés à l'avocat de demain au travers de séances plénières mais aussi au travers d'ateliers à thèmes.

Pierre Sculier, bâtonnier de l'ordre francophone du barreau de Bruxelles, nous en dit plus sur les difficultés de la profession et sur les trucs et astuces qui devraient aider chaque avocat et qui feront l'objet d'ateliers lors de cette journée du 27 avril.

Publié 17-04-2018

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Quelles sont, selon vous, les principales difficultés face auxquelles l’avocat de demain devra absolument être outillé ?

Je considère comme acquis que l’avocat doit disposer d’un matériel informatique adéquat et d’une adresse de correspondance électronique individuelle.  Il archivera de façon sécurisée ses dossiers et ses correspondances informatiques.

L’avocat doit également disposer d’une comptabilité fiable et remplir de façon ponctuelle ses obligations fiscales, plus particulièrement en matière de TVA.  Ce furent pour moi les principaux défis auxquels l’avocat a été confronté ces dernières années.

Les deux principales difficultés que l’avocat devra affronter demain seront la mise à jour de ses connaissances juridiques et la maîtrise des nouvelles techniques numériques.

L’inflation législative n’a jamais été aussi importante.  Avocat depuis 1977, je peux en témoigner !

Il est vital pour l’avocat de ne pas perdre sa maîtrise de la connaissance juridique s’il veut rendre à ses clients les services que ceux-ci sont en droit d’attendre de lui et s’il veut se montrer digne de leur confiance.

De façon plus générale, ceci est aussi essentiel pour l’image de l’ensemble de la profession.

Il en va de même des nouvelles techniques numériques.  Si nous ne voulons pas qu’elles supplantent l’avocat dans certaines de ses fonctions, il nous incombe de les maîtriser.

 

Auriez-vous 2 ou 3 trucs et astuces à donner aux avocats pour faire face aux changements qui touchent la profession ?

J’en citerai principalement deux.

Le premier est de se spécialiser et de s’associer ou de se grouper avec d’autres avocats.  L’avocat qui travaille seul et qui prétend encore « faire un peu de tout » est un modèle dépassé et même devenu totalement inadéquat dans la société d’aujourd’hui.

Le second est de prendre le temps de se consacrer à sa formation permanente.  Non seulement dans le domaine juridique mais aussi la connaissance des outils et techniques que l’avocat doit apprendre à maîtriser.

C’était mon objectif principal en organisant le colloque du 27 avril.

 

Les ateliers seront nombreux ce 27 avril. Pourriez-vous nous parler de l’un ou l’autre atelier original ?

Les thèmes des ateliers sont nombreux et diversifiés.  L’objectif des organisateurs a été de mettre en évidence les connaissances et outils non juridiques dont les professionnels du droit ont également besoin pour renforcer l’exercice de leur profession.

J’accorderai une attention particulière aux ateliers axés sur la gestion du stress et l’évitement du burn-out.  Ces questions sont évidemment liées et tant le stress que le burn-out ne peuvent être vécus comme une fatalité.

Egalement, à l’heure où tous les médias consacrent articles et temps d’antenne à l’intelligence artificielle, il sera fort précieux de connaître la position des grands éditeurs juridiques, Wolters Kluwer et Larcier, sur la question.

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