Droit familial - Modèles et commentaires pratiques

Stéphanie Jaumotte

S’il est une branche du droit qui évolue au rythme des modifications de notre société, c’est bien le droit familial. Aux nombreuses modifications des dernières années, il faut ajouter la mise en place du tribunal de la famille et de la jeunesse. Un ouvrage complet, pratique et accompagné de modèles utilisables rapidement devrait dès lors s’avérer une aide précieuse pour les praticiens du droit de la famille. C’est ce que propose Stéphanie Jaumotte, avocate au barreau de Bruxelles depuis 2011 dans son ouvrage « Droit familial –Modèles et commentaires pratiques ».

Publié 26-09-2017

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Stéphanie Jaumotte

À qui s’adresse votre ouvrage « « Droit familial – Modèles et commentaires pratiques » ? Quel est son contenu ?

Récemment, et même au-delà des nombreuses réformes législatives, le droit de la famille s’est vu chamboulé par la création du Tribunal de la famille et l’apparition d’un dédale de nouvelles règles parmi lesquelles il est parfois difficile de se retrouver.

Cet ouvrage a pour objectif d’aider tout praticien, qu’il soit avocat, notaire, juriste, ou autre, à s’y retrouver et à donner ses meilleurs conseils aux particuliers qui le consultent.

Les principaux thèmes de la vie familiale y sont abordés (la cohabitation de fait ou légale, le mariage, la séparation, le divorce, la filiation, les droits et obligations vis-à-vis des enfants, etc.), et chaque chapitre se divise en une partie « théorique » reprenant les règles de fond et procédurales de la matière, et une partie « pratique » regroupant différents modèles.

Un chapitre relatif au droit international privé complète l’ouvrage. J’admets que tous les dossiers ne comprennent pas nécessairement d’éléments d’extranéité, mais le praticien doit néanmoins toujours garder à l’esprit les questions de compétence internationale, de loi applicable, etc. Il me paraissait donc indispensable de les aborder également.

Il ne me paraissait pas inutile non plus, vu les récentes évolutions législatives, notamment concernant la forme des conclusions, d’insérer un bref chapitre concernant la procédure, qui m’a permis d’intégrer également un modèle de conclusions et un modèle de requête d’appel à mon ouvrage.

 

En quoi peut-il aider les praticiens du droit familial ?

Bien souvent, les ouvrages juridiques se perdent dans l’étalage de controverses, si bien que les questions les plus simples sont généralement celles auxquelles on trouve le moins facilement la réponse.

Le but de cet ouvrage est justement d’apporter un éclairage plus direct, plus pratique.

Cet ouvrage se veut également un recueil de modèles. S’il est vrai que le praticien aguerri dispose généralement déjà de ses propres modèles, il est parfois difficile de les adapter. De plus, un dossier n’étant pas l’autre, il n’est pas rare de manquer d’imagination ou de s’interroger sur une formulation. Tout comme ceux que je propose, chaque modèle peut être retravaillé, peaufiné, amélioré.

Il me paraît donc particulièrement intéressant de disposer d’un recueil de modèles en droit familial, qui n’existait pas jusqu’à présent en français, dans un souci de remise en question et d’amélioration constante de sa pratique.

 

Quels sont, selon vous, les trois points forts de l’ouvrage ?

Une structure claire, une volonté de synthétiser la matière et de nombreux modèles.

Simple mais efficace. L’ouvrage se veut véritablement pratique. Il veut rester sur le coin de chaque bureau, toujours à porter de main.

 

Comment s’est passé la rédaction de l’ouvrage dont le volume est important ? Avez-vous pu bénéficier du soutien de l’une ou l’autre personne ?

Lorsque je me suis lancée dans cette aventure, j’étais bien loin d’imaginer l’ampleur de la tâche et le nombre d’heures considérable que j’y consacrerais. Fort heureusement, j’ai pu compter sur le soutien et les encouragements quotidiens de mon compagnon, qui me pousse à aller toujours plus loin.

J’ai également eu la chance de pouvoir compter sur l’aide du Professeur Nathalie MASSAGER, qui a partagé avec moi sa connaissance et ses modèles en droit de la filiation.

 

Pouvez-vous nous expliquer votre attrait pour la matière du droit familial ?

Lorsque j’ai commencé mes études de droit, j’ai immédiatement su que je ferais du droit familial, avant même d’entendre les enseignements du Professeur RENCHON.

Il était absolument évident pour moi que j’exercerais un métier qui me permettrait d’aider les autres, de leur apporter mes conseils, voire peut-être mon soutien parfois, mais en tout cas que je me rendrais utile. Bien entendu, je n’entends pas dénigrer les autres branches du droit, dont je suis parfaitement consciente qu’elles ont toutes leur utilité, mais toutes ne permettent en revanche pas d’avoir un réel rôle à jouer au quotidien dans la vie des gens.

C’est très gratifiant de pouvoir aider des personnes à apaiser des tensions familiales parfois très pesantes, et de se dire qu’on a contribuer à apporter un peu de sérénité…

 

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